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First Contact: X-Corps – Premières impressions

Posted by on 7 janvier 2015

Un matin, dans ma boite aux lettres, une surprise de taille, couverture rigide, 320 pages, m’attendait. Ainsi que quelques jours de lecture et quelques heures de lancés de dés.

First Contact: X-Corps Screen

J’ai donc entre les mains la version française de First Contact: X-Corps parue chez 7e Cercle. Il s’agit de la traduction d’un jeu espagnol de José Manuel Palacios paru chez Holocubierta Ediciones. Une version anglaise devrait voir le jour dans les semaines à venir chez AKA Games qui propose un trailer et un kit de découverte dans la langue de Shakespeare. Vous noterez que sont d’ores et déjà parus l’écran et son livret et les carnets du personnage, toujours au 7e Cercle.

Premier coup d’oeil

First Contact: X-Corps Cover

Je ne vais pas me lancer dans une vaste analyse des choix artistiques, des choix typographiques, ou de la charte graphique. Je ne retiens que deux points. Les textes sont lisibles et aérés pour mes yeux vieillissants. Les illustrations et la mise en page donnent le ton. Et la couverture est magnifique, digne d’un blockbuster. Maintenant, comme chacun sait, les goûts et les couleurs. Pour ma part, j’aime bien.

Pour faire bref, c’est un bel ouvrage. À n’en pas douter.

Première lecture

Après toutes ces années, il est peut être temps que je me décide à faire une révélation. Je n’aime pas lire les bouquins de jeux de rôles. La plupart du temps, j’ai l’impression de lire des manuels techniques, des notices d’utilisations ou des livres scolaires. Vous m’accorderez que ce n’est pas très folichon. Je ne connais que très peu d’ouvrages rôlistiques qui sortent de cette catégorie.

FC: X-C, malgré son joli sigle, n’échappe pas au côté manuel technique. Mais, soyons honnête, la lecture est loin d’être indigeste. Bon, ce n’est pas de la littérature non plus. Restons concis, la lecture est fluide.

Je n’aime pas lire les bouquins de jeu de rôles!

Lors de ma première lecture, je me suis concentré sur le cadre et l’historique, avec ses trois niveaux de secrets. J’ai poursuivi par la création de personnage, avec ses deux options de jeu. Et j’ai fini par le plus lourd: les règles.

Je ferai un premier constat. Même si des suppléments ne manqueront pas de paraître, une campagne officielle étant suggérée, les MJ ont largement de quoi se mettre sous la dent avec le livre de base.

Le cadre, les campagnes

Difficile de parler de FC: X-C sans dévoiler irrémédiablement des informations qui vont ruiner le plaisir de la découverte par les joueurs. Donc je n’en parlerai pas. Vous devrez vous contenter du quatrième de couverture et du pitch: « Une espèce extraterrestre aux intentions nettement hostiles, les Chandras, débarque sur Terre. L’humanité répond à cette menace en créant une force militaire multinationale, Global Defense, dont les soldats sont familièrement appelés, X-Corps. »

La lecture a déclenché une série de cliquetis dans mes synapses, ce qui est plutôt bon signe pour que j’envisage de donner un avenir à un jeu.

Je suis loin d’être fan des jeux où l’occupation principale des PJ consiste à défourailler des hordes d’envahisseurs à l’intelligence limitée qui finiront de toute façon par se jeter sous le votre feu nourri, ou votre pelle, ou votre épée. FC: X-C est aux antipodes de cette catégorie. En prenant le parti d’un jeu ancré dans notre quotidien, d’une chronologie qui fleure bon les censures gouvernementales et d’extraterrestre à l’intelligence redoutable, FC: X-C offre un jeu aux multiples facettes. L’éventail des possibles me semble plutôt intéressant.

Si FC: X-C propose deux niveaux de jeu, survivant ou Global Defense, la lecture a déclenché une série de cliquetis dans mes synapses, ce qui est plutôt bon signe pour que j’envisage de donner un avenir à un jeu. Je suis persuadé que l’on peut aller vers d’autres niveaux et qu’il suffit de se lancer: conspirations, espionnage, thriller scientifique… Que du bon!

Les règles

Il est également temps que je fasses une autre révélation. Avec l’âge, je me moque éperdument des règles d’un JdR. J’ai bien conscience de ce que cette simple phrase est capable de déclencher. Mais j’assume. J’admire les designers et leurs systèmes ciselés. Je reste dubitatif devant les usines à gaz. Et je suis consterné, avant de montrer les crocs, par les gens qui ne jurent que par tel ou tel système et qui crachent sur tout le reste. Ma sagesse de vieux rôliste me dit, qu’importe le système pourvu qu’il fasse ce qu’il annonce, qu’il se fasse oublier et que je puisse le triturer pour faire ce que j’ai envie de faire.

Dans le cas de FC: X-C, je ne me fais aucun souci, le système qui propulse le tout est une variante de l’open D6 créé par West End Games. C’est un système ancien, rodé, facile à apprendre et qui fait ce qu’il annonce: des parties riches en rebondissement. Pour les curieux, le SRD (System Reference Document) est disponible sur un site consacré.

Qu’importe le système pourvu qu’il fasse ce qu’il annonce, qu’il se fasse oublier et que je puisse le triturer pour faire ce que j’ai envie de faire.

En attendant, j’ai pris une poignée de dés, demandé à mon grand un coup de main. Nous avons choisi des archétypes et quelques situations critiques: une infiltration, une poursuite et un combat. Puis nous avons poussé le système. Mon truc est que si le gamin s’ennuie, ce n’est pas bon signe. Bien sûr il ne s’est pas ennuyé. Les dés explosifs, c’est fun!

Maintenant soyons clairs. En tant que MJ, je veux pouvoir bidouiller un peu le système. Au premier abord, rien ne s’y oppose. Je pense que je vais gentiment lui appliquer un Mouseburning, en référence à l’article de P-A Menard. En gros, identifier l’essence de la scène, laisser les joueurs raconter ce qu’ils veulent faire, exposer les conséquences possibles, lancer les dés et décrire la réussite ou introduire un rebondissement (c’est plus intéressant qu’un échec). D’accord, je vous l’accorde, ce n’est pas une vraie bidouille. C’est une façon de maitriser…

FC: X-C est, après cette première lecture, un jeu qui laisse une très bonne impression. Il a bénéficié d’un excellent traitement. Et il dispose d’un potentiel tout à fait impressionnant. Si on peut facilement anticiper que des suppléments vont suivre, dont une campagne à n’en pas douter. Le livre de base suffit d’ores et déjà pour se lancer sans attendre. Pour ma part, j’ai pas mal d’idées qui trottent…

Note: Article originellement publié sur le blog de son auteur: In the Attic.

Human being, gamer, procrastinator writer and Strange people.

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