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Goblin qui s’en Dédit, le retour d’expérience

Posted by on 16 mars 2020

Tout d’abord, je tiens à remercier Kerlaft le Rôliste pour m’avoir fait découvrir ce jeu (ce qui donne déjà le ton pour la suite du texte ;-))

Goblin qui s’en Dédit (GqD), quoi qu’est-ce ?

Il s’agit d’un jeu de rôle où vous allez incarner un méchant. Mais pas un anti héros ou un gentil qui agir comme un méchant, non , un vrai MECHANT ! Votre « Livre du Compagnon » sera remplacé par le « Bestiaire monstrueux ». En effet, c’est ce genre de personnages que vous allez personnifier…

Mais il faut bien se rendre compte que GqD est un jeu parodique, ou du moins dans la veine des jeux du type Le Monde de Murphy.

Création de personnage et système de jeu

La création de personnage se fait en 1mn 23sec. Il suffit de lancer 1D20 et de se référer à une tabelle qui vous donnera la puissance de votre créature (son Palier, de 1 à 5). Chaque palier indique la valeur de Points de Vie (PV), de Points de Dégâts (PdD) et les éventuels Points de Chance (PC). Lancez ensuite 1D10 et distribuez le résultat entre vos PV et vos PdD. Définissez enfin le type de créature que vous voulez incarner selon le Palier obtenue et hop ! Plus qu’à jouer !

Cette création de personnage a été testée avec des amateurs, enfants et vieux routards (voire Les participants plus bas). Tout le monde s’est vraiment bien amusé à créer leurs personnage (car oui, dans GqD, vous risquer de mourir souvent !).

Pour les règles, les attaques se font en lançant 1d10 multiplié par deux et les défenses avec 1d20 multiplié par… 1… Si l’attaque est strictement supérieure, alors l’attaquant fait perdre autant de PV que son score en PdD. Rien de plus simple. Les armes et armures donnent des bonus aux tests respectifs. Ce système convient parfaitement à ce type de jeu, car l’écart entre les différents jets et tel, qu’il est presque impossible de savoir si vous allez réussir ou non votre attaque. Ainsi, un gobelin peut tout à fait infliger des dégâts à un Paladins ou alors, être tenu en échec par un bébé-crapaud-boiteux… Un must pour ce genre de jeu parodique.

Pour toutes les autres actions, vous allez lancer 1d100 et le MJ vous donnera la difficulté à dépasser. Comme il n’y a pas de compétences, cette difficulté est choisie par le MJ, selon le type de personnage que vous incarnez. Il en est de même pour la magie, avec la règle supplémentaire qu’incanter un sort demande de passer un tour, durant lequel le lanceur est totalement vulnérable.

A la lecture du livre

Je reconnais qu’à la lecture des premières pages, le style gobelin/méchant ne m’a pas forcément emballé. Mais au fur et à mesure de la lecture, j’ai dû admettre que somme toute, l’ensemble est agréable à lire et les textes bien écrits. Les règles et la création de personnage, bien que simples, sont très clairement expliquées. Mention particulière aux illustrations qui sont tout à fait dans le ton du jeu. La quantité de ces dessins fait que l’on a parfois l’impression de lire une BD ou un roman graphique et cela convient parfaitement à ce type de jeu, le rendant encore plus original. J’ai particulièrement apprécié le fait que les illustrations aient été faites sur mesure et dépeignent exactement ce que décrit le texte.

Le seul élément qui m’a un peu moins plu est le nombre de PNJ’s décrits. Leurs historiques respectifs sont sympathiques et permettent d’avoir une vue d’ensemble sur l’univers du jeu, mais il y en a un peu trop et je reconnais que je ne les ai pas tous lus. Mais bon, se plaindre d’avoir trop de chose à lire dans un jeu de rôle est un peu la plainte du riche ;-).

Les participants

Rien de mieux que tester le jeu pour en faire une critique constructive. Du coup, ni une ni deux, après la lecture du livre de base, hop ! on convoque des potes (et la famille aussi) et on test.

Le groupe de 6 testeurs était composé de 3 amateurs (2 enfants et 1 adulte) n’ayant jamais fait de jeu de rôle et de 3 vétérans. Un groupe hétéroclite, mais où chacun a pu trouver sa place.

La séance

L’explication des règles et la création de personnage s’est faite en 15mn (le plus long a été d’expliquer la différence entre les d6, d10, d20 et d100. Tout le monde, grands et petits, ont aisément compris les règles. La feuille de personnage est très bien faite dans le sens où elle reprend les différentes étapes de création ce qui est excellent vu qu’on refait régulièrement un nouveau perso. Un petit changement dans les règles cependant, au niveau de la magie. Afin de ne pas casser le rythme pour les joueurs mages, je ne leur ai pas imposé de passer un tour de jeu pour l’incantation, par contre, en cas d’échec, ils subissaient des effets négatifs (ou différents de ce qu’ils attendaient).

Concernant le scénario, je n’ai pas utilisé ceux proposés dans le livre de base, mais en ai créé un de toute pièce. Les joueurs étaient envoyés par RIGOR MORTIS afin de remettre en état un donjon abandonné. Pour se faire, ils ont reçu une bourse contenant 10 pièces d’or. Dès l’introduction, les joueurs ont pu tester la création de personnages, certains ayant souhaité voyager en catapulte (échec, trois morts… après 2 mn de jeu). Je dois dire qu’à l’origine, je pensais que cela pouvait frustrer les joueurs de voir leur personnage mourir sur un bête lancer de dé. J’ai eu tort, cela a permis à tout le monde de bien anticiper le ton du jeu.

En 2 mots, les joueurs se sont retrouvés dans un donjon qu’ils ont dû explorer. J’ai choisi comme donjon un scénario en libre accès pour le jeu Dungeon World intitulé « Dans les galleries de Than ». Les lieux ont été adaptés en partant du point de vue que tous les pièges et ennemis sont désactivés/tués. Le rôle des PJ’s était d’améliorer leur donjon (à la Dungeon Keaper, pour ceux qui s’en souviennent) et d’affronter les vagues d’ennemis.

La séance a duré 3h30 et fut un véritable succès. Le système de jeu convient parfaitement à ce genre d’univers : complètement chaotique. Les joueurs ont galéré face à un groupe de paysans en raison de mauvais jets de dés, mais ont littéralement poutrés les garde du village grâce à un équipement correct et un peu plus de chance.

En résumé

Comme déjà dit, le système de jeu reflète très bien les personnages que l’on incarne. Il permet également de donner un réel intérêt à trouver de l’équipement. En effet, trouver une épée+2 est en soi un objet presque magique ! Mais fait également des jaloux. Il donne un réel avantage, mais sans pour autant rendre le détenteur invincible.

S’agissant des personnages, le fait de pouvoir choisir sa créature est aussi très rafraichissant. Il permet des interprétations originales, mais également de pouvoir changer sa façon de jouer dans un même scénario. Pour exemple, nous avons eu un Blob qui a tenté de mourir à plusieurs reprises car son joueur voulait changer de personnage, un Lapin-garou trop mignon qui est devenu maire du village de zombies, un Golem d’os qui s’amusait à écraser tout ce qu’il rencontrait, un alchimiste skaven tué par un échec au test de magie de son collègue Clerc Obscur et j’en passe. Tout ça en une seule séance. Vraiment très très bien. A noter que pour l’immersion, j’avais préparé toute une série de représentation de ces créatures, afin que tout le monde puisse imaginer la même chose.

Les retours des joueurs sur le système de jeu et l’univers étaient très positifs et unanimes. Le tout tourne vraiment bien. A noter quand-même qu’il s’agit d’un jeu parfait pour du one-shoot parodique ou de l’initiation au jeu de rôle. C’est pour moi un jeu qui a tout à fait sa place dans une bibliothèque de rôlistes actifs ou de club et qui sera régulièrement sollicité.

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