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Guide de l’initiation pour éduquer les masses

Posted by on 1 août 2016

 

guru

Pauvres fous ! Vous pensez pouvoir partager avec le commun des mortels les secrets insondables de notre loisir. Ne savez-vous pas que vous jouez avec des forces qui vous dépassent ! Soit,  le sage que je suis va vous prodiguer quelques conseils pour éviter de subir le courroux des dieux.

Note: je m’adresse ici à des meneurs (euses)  plus ou moins expérimenté(es) souhaitant faire découvrir notre beau hobby à des personnes ne connaissant pas ou peu le jeu de rôle sur table.

Voilà. Vous avez parlé du jeu de rôles autour de vous et certaines personnes de votre entourage,  curieux,  désirent essayer. Mais comment faire ? Quel jeu choisir ? Quel type de scénario écrire / prendre ? Beaucoup de questions auquel il faut pouvoir répondre.

Le Choix

Tout d’abord il faut bien cerner l’univers qui leur sera proposé. En effet le jeu de rôle c’est avant tout un jeu de l’esprit et de l’imaginaire. Il est donc important d’utiliser les codes d’un genre ou d’une œuvre connue par les joueurs. Le gros avantage aujourd’hui est que la culture geek s’est popularisée et que le premier venu sait à quoi ressemble un elfe ou un nain. Par contre les gens ont souvent vu les films,  donc si vous êtes fan de Tolkien partez du principe qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes références que vous. Et n’ayez pas peur des clichés,  ils sont vos meilleurs alliés pour nourrir l’imaginaire des débutants.

On dit souvent qu’il faut un système simple pour que les joueurs l’intègrent facilement. La vérité est très difficile à entendre : les débutants n’intègrent que peu ou pas du tout les mécaniques de jeu. Dès le début il faudra les prendre en main même pour additionner 2d6,  et il vaut mieux finalement vous servir du système que vous maîtrisez le mieux. Même si c’est Shadowrun, quoiqu’il en soit vous devrez faire les calculs vous-même et leur demander de lancer tel ou tel dé. La complexité se sera pour votre pomme alors autant jouer à domicile.

D’ailleurs le fait d’être à l’aise avec les mécaniques vous permettra de mieux gérer la jonction mécanique / fiction. Laissez les dés en retrait mais pas trop. Dans jeu de rôle il y a jeu et il ne faut surtout pas laisser l’idée que l’on fait du théâtre improvisé mais bien que l’on joue à un jeu de société. Pourquoi ? Parce qu’un jeu c’est synonyme de fun,  de détente alors que le côté « théâtre »  peut être intimidant.

Faut-il bannir les jeux à narration partagée? Certainement pas ! Il faut savoir que des débutants sont souvent plus à l’aise avec ce genre de jeux tout simplement parce qu’ils ne sont pas conditionnés par le mode de fonctionnement habituel d’une partie. Leur demander de participer activement à la description de l’univers n’est donc pas un tabou,  loin de là. Mais comme toujours si un(e) ou plusieurs joueurs (euses) a du mal à s’exprimer en public il vaut mieux leur proposer quelque chose de plus passif. A noter que bien souvent les enfants et les ados,  dont l’imagination carbure encore à fond,  sont plutôt proactifs et ouverts à la narration partagée. Au point qu’il faut parfois les calmer quand ils décident que le grand méchant est mort juste parce, qu’ils l’ont décidé (vécu avec un enfant de 8 ans). A vous de voir.

 

La préparation 

Vous qui préparez votre session, abandonnez ici toute ambition. Le but de la séance est de faire découvrir le jdr,  il est donc inutile de se lancer dans des intrigues alambiquées. Pour moi le plus simple est de proposer une situation sans équivoque avec une problématique évidente. J’apprécie de construire un scénario avec une succession de scènes mais toujours ouvertes. Le dirigisme et la linéarité sont intéressants et confortables mais il serait dommage de ne pas faire découvrir l’absolue liberté qu’accorde le jeu de rôle. De préférence je prépare quelques scènes qui se suivent mais totalement ouverte du genre « les héros doivent pénétrer dans la demeure du mage ».

A moins que le jeu utilisé permette de créer rapidement les personnages j’opte souvent pour des prétirés car les débutants ont parfois du mal à se créer un avatar réellement intéressant. Leur fournir des personnages qui claquent va les accrocher plus qu’un nième guerrier nain / détective privé. Sauf si vous avez le temps d’en discuter avec eux avant la séance.

La séance

Arrive le moment fatidique. Evidemment il s’agit de les encourager, c’est parfois un exercice intimidant. Une chose que nous ne réalisons plus à force de jouer : le jeu de rôle c’est long, très long. Quand des joueurs habitués à plier une partie de jeu de plateau en 45 minutes arrivent à une table de jdr il convient de les prévenir que cela va durer 2 ou 3 heures (voir plus !). Cela permet d’éviter les quiproquos malheureux.

Durant le jeu la bienveillance est la clé. Les joueurs ont besoin de se sentir bien et il est préférable de se montrer patient mais aussi motivant. En encourageant les plus proactifs et en rassurant les plus timides on s’assure une ambiance saine. Comme précisé plus haut de toute façon nous ne sommes pas là pour faire du Grand JDR. Mais les bonnes surprises arrivent vite et je conserve un excellent souvenir de certains moments où les joueurs ont montré de vraies aptitudes à jouer et à proposer des idées originales. Et cela c’est certainement la meilleure des récompenses quand on mène des parties d’initiation.

 

Doc Dandy  – pour aller plus loin

Professeur pénible mais toujours classe, je propose mes remèdes de charlatan pour vivre le jdr pleinement

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